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Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
03.12.2008
Dernière mise à jour :
09.10.2009

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la fille du Sultan

Publié le 09/10/2009 à 12:33 par nesnous
La fille du sultan


Plante de verdure est une fille très belle avec une chevelure dorée très longue. Elle habitait dans une ile verte, un beau palais autour duquel volaient des mouettes blanches qui glissaient à travers les grandes fenetres comme les rayons du soleil se refletant dans les cheveux dorés de Plante de verdure, et faisant un véritable arc en ciel.

Un beau matin, Plante de verdure demanda à ses parents de la laisser jouer avec ses amies. Elles désiraient partit dans une foret pour ramasser du bois mort. Ayant peur pour elle, le père lui refusa cette sortie.

Après moult insistances de la fille, le père finit par accepter à condition qu’elle rentra avant le crépuscule. Plante de verdure éprouva un réel plaisir, embrassa son père et partit avec ses amies.

Le long du chemin, elles entonnèrent de très belles chansons du terroir. Dans la foret, elles commencèrent à jouer à cache-cache. Au moment fort du jeu, les nattes de cheveux de Plante de verdure s’accrochèrent aux branches des arbustes. Ses amies s’en éloignèrent et la perdirent de vue.

Elles la cherchèrent longtemps sans la trouver. Elles retournèrent en ville sans Plante de verdure.

Plante de verdure resta seule dans la foret épisse, pleurant, appelant ses amies et son père. Elle s’égara entre les grands arbres. Le soir venu, elle commença à chercher sa route en écoutant les cris de la chouette, et le coassement des grenouilles. Elle s’assit au bord d’un étang en pleurant jusqu’à ce que le lièvre blanc l’entendit et s’inquiéta des raisons de ce chagrin. Il l’aida à se défaire des branches accrochées à ses cheveux dorés.

Plante de verdure marcha longtemps dans la foret sans trouver son chemin. Quant tout à coup, elle aperçut, au loin, une lueur. Elle se précipita, et alla dans sa direction. La faim, la soif et la fatigue eurent très bientôt raison de son petit corps frèle.

En parcourant la distance qui la séparait de la lueur, Plante de verdure rencontra une femme géante, possédant de gros seins pareils à des mamelles pendantes. Cette dernière broyait du blé et de l’orge avec un moulin traditionnel.

Elle se jeta sur ses seins pour téter le lait. La femme-géante la laissa faire jusqu’à satiété. Elle lui dit ensuite : « Si tu n’avais pas tété les mamelles de Ramous et Djamous, je t’aurais laissée en dehors de la hutte, en proie aux loups et aux lions qui feraient de ton petit corps qu’une seule bouchée et de ton sang qu’une seule gorgée ! ».

Les frères Ramous et Djamous revinrent à la maison et s’étonnèrent de la présence de Plante de verdure, de sa beauté magnifique et envoûtante, et de ses cheveux dorés qui lui couvraient entièrement son corps. Ayant appris par leur mère qu’elle est leur sœur de lait, ils lui souhaitèrent la bienvenue.

N’étant pas habituée à vivre en dehors de sa famille, elle tenta de s’adapter à sa nouvelle situation, mais en vain. Elle pensa donc à se frayer un chemin pour s’échapper et revenir dans sa vraie famille. La géante avait un enfant dont elle confia la charge à Plante de verdure. Cette dernière devait s’en occuper quotidiennement.

Un soir, Plante de verdure voyant un berger passer avec son troupeau, lui demanda de lui donner un petit poulain pour permettre à son frère de lait de s’amuser. Il lui répondit : « Depuis l’absence de plante de verdure, il n’y a pas eu de pluie et la terre n’a pas donné de verdure, et la jument n’a pas mis bas pour le donner à ton petit frère de lait ».

Mécontente, plante de verdure pleura à chaudes larmes. Des précipitations devinrent très violente et arrosèrent tout le royaume. Quelques instants après, elle sourit et le soleil réapparut très intense.

Le berger revint au palais des mouettes, ne crut pas ce qu’il avait vu et garda le secret.

Quelques jours après, il revint aux lieux déjà visités pour vérifier s’il s’agissait bien de la fille du roi « Plante de verdure ». Il rencontra la petite fille en train de jouer avec son frère. Elle demanda de nouveau au berger de lui donner un poulain pour que son frère puisse le monter. La réponse fut alors : « Depuis l’absence de Plante de verdure, il n’y a pas eu de pluie et la chamelle n’a pas donné de petit ». Elle sourit… Il comprit qu’elle était bien Plante de verdure, fille du roi.

L’étonnante nouvelle parvint aux oreilles du roi qui se dirigea vers la foret verte pour vérifier le bien fondé de la nouvelle. Etonné, le roi s’approcha de cette belle fille pour avoir d’autres informations en vue de s’assurer qu’il s’agissait bien de sa fille adorée. La fille ayant grandi, le père ne pouvait la reconnaître et s’en s’assurer convenablement.

Plante de verdure raconta son histoire. Le père comprit qu’il s’agissait bien de sa fille chérie qui s’était égarée, un jour, dans cet immense foret. Il l’entoura de ses grands bras et lui demanda de se préparer pour le grand retour à la maison. L’enfant consciente de sa responsabilité, lui dit : « Je suis responsable de mon petit frère e je ne peux pas l’abandonner ». Son père la reprit sur son cheval avec le petit frère. Ce denier était inquiet de son sort ;

Constatant que le voyage devenait assez long, et que la course effrénée du cheval devenait fatigante, le petit descendit sans que Plante de verdure et son père ne s’en aperçoivent et s’égara dans les ronces.

Après avoir traversé plusieurs lieues, Plante de verdure s’aperçut de la disparition de son frère de lait « Makous ». Le père et sa fille le cherchèrent partout, sans résultat. Plante de verdure se mit en deuil et pleura amèrement sa disparition.

La géante apprit la disparition de son fils et tint pour responsable Plante de verdure en lui imputant la chute de celui-ci. Elle chercha à se venger de plante de verdure, en la poursuivant d’un lieu à un autre.

Elle chercha à lui apparaître sous diverses formes afin de s’approcher de la maison de Plante de verdure pour pouvoir l’enlever et se venger.

Un jour, elle se transforma en chamelle en train de paître tout prés du palis des mouettes, attendant l’apparition de Plante de verdure, pensant que celle-ci serait tentée de la monter, et ainsi, elle pourrait l’emmener très loin du château pour lui faire subir la sanction la plus atroce.

Plante de verdure sortit du palais et aperçut la chamelle douce, calme et gentille, elle voulut la grimper sur son dos pour s’amuser un peu. Au moment ou plante de verdure tenta de grimper sur le dos de la chamelle, es vents violents e déchaînèrent et se transformèrent en un tourbillon de sable qui rendit la vue impossible. Chacune des deux resta à sa place.

Une fois le calme revenu, la visibilité devenue très nette la poussière se dissipa et un événement étonnant apparut. Au loin, tout le monde vit une silhouette s’approcher doucement, et calmement. Cette silhouette devenait de plus en plus nette : l’enfant égaré revenait. Il était devenu un jeune homme, beau et merveilleux.

Sa mère reprit sa forme initiale, le reconnut et alla directement vers lui. Ils s’embrassèrent pendant longtemps et se dirigèrent vers la foret. Etonnée, Plante de verdure, ne croyait pas ce qu’elle venait de voir et retourna au château où elle raconta toute l’histoire à sa mère. Chacun revint vers sa mère et chacun vécut dans son milieu naturel et familial.

C’est ainsi, que se termine l’histoire de Plante de verdure fille du sultan.

Rabah Khedouci et A. Bent el-mamoura
(Conte populaire algérien)


la fleur des montagnes

Publié le 09/10/2009 à 12:32 par nesnous
La fleur des montagnes


Un jour « Ahmama » découvrit un œuf étrange et imagina qu’elle devrait le prendre à dos de veau. Elle pensa le prendre et le préserver comme si elle avait trouvé une véritable fortune.

Elle scruta les environs d’une manière inquiète, regardant à gauche puis à droite et ensuite elle se précipita vers le lieu ou se trouvait l’œuf. Elle le prit et alla le cacher entre deux rochers.

Qu’adviendrait-il si l’œuf se cassait et qu’elle apprenait ce qu’il contenait ? Est-ce qu’elle supporterait cette nouvelle ?

Les jours passèrent, Ahmama ne cessait de visiter les lieux ? L’œuf éclôt un jour, et il en sortit un être vivant, ressemblant à une vipère.

Oh ! Combien son étonnement fut grand ! Mais Ahmama continua régulièrement ses visites sans avoir aucune crainte.

Les jours passèrent, la petite vipère grandissait de plus en plus, jusqu’à devenir géante, pouvant menacer la sécurité des habitants dans leur vie, dans la vie de leurs animaux et même menacer leur pâturage.

Terrorisés, les habitants finirent par choisir de combattre la vipère par les moyens qu’ils possédaient.

Après de nombreux combats, les villageois eurent raison d’elle, ils l’étendirent sur le sol et elle ressembla à un véritable dinosaure dangereux. Ils voulurent en finir avec elle par le feu.

Ils préparèrent un grand bûcher ou les fagots de bois furent entassés les uns sur les autres. Le corps de la bête fut recouvert par les branchages de bois sec et ils y mirent le feu, dans une ambiance de fête ou les chants des enfants n’ont pas tari.

La fumée s’éleva dans le ciel emportant avec elle l’odeur acre du brûlé. Subitement, me ciel s’assombrit d’une nuée d’abeilles venant de toutes les directions qui s’abattit sur le cadavre, dévorant et suçant les quelques parties du monstre restées encore non brûlées par le feu. Les fleurs de la région, même, perdirent leur arome.

C’était la plus grande catastrophe qu’avait connue l’homme depuis qu’il était en vie : le poison se mélangeait au miel.
Une question se posa donc. Périrons-nous tous si nous goûtions au miel des abeilles mélangé au poison de la vipère ?

Partout, dans toutes les discussions, sur leurs lèvres, nous n’entendions que l’interrogation sur le désastre. Ils séparèrent réfléchissant à une possible solution pour éviter l’hécatombe. Ils dirent :

« Il est nécessaire que quelqu’un soit volontaire pour effectuer l’expérience malheureuse que nous sommes tenus de vivre : il s’agit donc de vie ou de mort. Mais qui pourrait se dévouer à subir l’atroce mort qui viendrait du poison que les abeilles déposeront dans les alvéoles de la ruche ; Qui mettrait en danger sa vie ?».

Après, un court instant parcouru par un silence effrayant ressemblant à une éternité, quelqu’un osa dire : « la réponse est chez le vieux « Bourak » à qui nous administrerons le miel récolté chez ces abeilles pour voir l’effet l’expérience. Le vieux « Bourak » est au bout d’une vie malheureuse, sur le point de rejoindre l’au-delà».

Tous poussèrent un cri de joie et de soulagement, il continua :

« S’il mourait empoisonné, il serait délivré d’une pénible vie que la pauvreté cruelle n’a cessé de rendre de plus en plus difficile, et ainsi, nous aurions réalisé notre expérience et nous connaitrions la réalité ».

Lorsqu’arriva la période de la cueillette du miel, les villageois recherchernt le vieux Bourak, ils le retrouverent vec le thorax fragile, ayant perdu la vue, devenu bossu, édente avec des cheveux blancs et n’ayant point d’amis.

Le miel empoisonné fut donc donné au puvre vieux. Tout le monde attendit l’arrivée brutale de la mort que les etres de ce monde lui avaient imposée. Est-ce que la vie voudrait de lui ?

Le vieil aveugle recouvrit la vue. L’assistance ne crut point ses yeux, meme le vieux commença à douter. Depuis ce moment, il emprunta un nouveau corps : il devint jeune, avec des cheveux noirs, son dos se redressa et sa bouche se garnit d’une très belle dentition. Le printemps de sa vie reécut dns un corps comme u jour de la résurrection.

Tout le monde s’étonna y compris le vieux lui-même. Qui dit :

« Dieu a plusieurs soldats dans le miel et ceci est la récompense de toute personne qui croit en lui ».
Et il continua en disant :

« Il a eu raison celui qui a dit : craint Dieu, tu verras des miracle ».

Les villageois regrettèrent leur acte et présentèrent des excuses au vieux Bourak qui ne les accepta que difficilement en disant : O ! Bandes de criminels, vous avez voulu ma mort ?

Ils baissèrent la tête et laissèrent le vieux continuer à les maudire : « je demande le prix du sang selon la loi divine ».

L’un d’entre eux rétorqua avec la tête toujours baissée : « demande ce que tu veux ».

Le vieux Bourak répondit alors : « ma redevance ! Ahmama Mon mariage avec Ahmama la plus belle des filles. »

Le père de Ahmama qui était parmi l’assistance acquiesça de la tête. Le vieux (devenu très jeune) se maria avec Ahmama et s’installa sur la rive de la rivière. De leur noce, ils eurent plusieurs enfants qu’ils nommèrent « Ouled Abdi ».

Le temps passa, la beauté de Ahmama flétrissait de plus en plus et son corps prenait de l’age malgré les applications de toutes les crèmes et les plantes qu’elle savait mélanger pour en tirer une onction spéciale pour le rajeunissement.

Le temps ne pardonne pas. Est-ce que l’herboriste peut rénover ce que le temps a terni ? Ahmama vieillissait malgré toutes les potions qu’elle fabriquait seule, à partir de certaines plantes.

Le vieux rajeunissait de plus en plus jusqu’à avoir la corpulence et la vigueur d’un jeune d’une vingtaine d’années.

Notre jeune chercha donc une jeune fille, plus belle qu’Ahmama. Il s’installa avec « Touba », sa nouvelle femme sur l’autre rive, juste en face de la progéniture d’Ahmama. Il eut de nombreux enfants qu’il nomma « Touwaba » ;

Le fleuve qui séparait les frères ennemis devint alors le témoin numéro un de cette guerre fratricide qui s’empara des deux clans. Une guerre sans merci, éclata entre les frères ennemis. Ils s’entredéchirèrent comme des animaux. Les mères finirent aussi d’être de la partie.

Le père resta bouche bée, ne sachant quoi faire, et quel parti prendre. Toute sa descendance hérita de cet état d’esprit qui fut plein d’inquiétude et de révolte. Le temps finit par calmer cette querelle O, combien difficile. Les deux groupes se boudèrent pendant un long moment. Ils restèrent fâchés jusqu’au moment ou un peuple étranger, venant d’autres contrées, au-delà des mers, vint les coloniser.

Les deux tribus finirent par comprendre que la seule façon de défendre le pays était l’union. Donc, les deux tribus se rassemblèrent en une seule tribu et firent un seul corps pour combattre l’ennemi et défendre leur territoire.

Rabah Khedouci et A. Bent el-mamoura
(Conte populaire algérien)

poème de Mitsuo Aida

Publié le 09/10/2009 à 12:32 par nesnous
Parce qu’elle a vécu intensément sa vie
L’herbe sèche attire encore l’attention du passant.

Les fleurs ne font que fleurir,
Et du mieux qu’elles peuvent.
Le lys blanc dans sa vallée, que personne ne voit,
Ne doit d’explication à personne ;
Il vit seulement pour la beauté.
Mais les hommes ne peuvent pas vivre avec le « seulement ».

Si les tomates voulaient être melons
Elles seraient ridicules.
Que tant de gens se préoccupent
De vouloir être ce qu’ils ne sont pas ;
Quel plaisir ont-ils à se ridiculiser ?

Tu n’as pas besoin de faire semblent d’être fort
Tu n’as pas à toujours prouver que tout va bien,
Tu ne dois pas te préoccuper de ce que les autres pensent.
Pleure si c’est nécessaire
Il est bon de pleurer jusqu’à a dernière larme
(Alors seulement tu pourras sourire de nouveau)

Mitsuo Aida



poème de Manuel Bandeira

Publié le 09/10/2009 à 12:31 par nesnous

Sois comme le fleuve qui coule
Silencieux dans la nuit.
Ne redoute pas les ténèbres de la nuit.
S’il y a des étoiles dans le ciel, réfléchis-les.
Et si les cieux s’encombrent de nuages,
Comme le fleuve, les nuages sont faits d’eau ;
Réfléchis-les aussi sans tristesse
Dans les profondeurs tranquilles

Manuel Bandeira

Maktub 22

Publié le 09/10/2009 à 12:31 par nesnous


Maktub (extrait n° 22)


Un dompteur de cirque parvient à dresser un éléphant en recourant à une technique très simple : alors que l’animal est encore jeune, il lui attache une patte à un tronc d’arbre très solide. Malgré tous ses efforts, l’éléphanteau n’arrive pas à se libérer. Peu à peu, il s’habitue à l’idée que le tronc est plus fort que lui. Une fois qu’il est devenu un adulte doté d’une force colossale, il suffit de lui passer une corde au pied et de l’attacher à un jeune arbre.
Il ne cherchera même pas à se libérer.
Comme ceux des éléphants, nos pieds sont entravés par les liens fragiles. Mais, comme nous avons été accoutumés dés l’enfance à la puissance du tronc d’arbre, nous n’osons pas lutter.
Sans avoir qu’il nous suffirait d’un geste de courage pour découvrir notre liberté.

Paulo Coelho

Maktub 21

Publié le 09/10/2009 à 12:31 par nesnous


Maktub (extrait n° 21)


Dans un bar d’un village perdu, en Espagne, prés d’une ville nommée Olite, on lit sur une affiche le texte suivant que le patron a rédigé :
Justement au moment ou j’avais réussi à trouver toutes les réponses, toutes les questions ont changé.
Le maître dit :
« Nous sommes toujours très occupés à chercher des réponses. Nous considérons qu’elles sont essentielles pour comprendre le sens de la vie. Mais il est plus important encore de vivre pleinement et de laisser le temps se charger de nous révéler les secrets de notre existence. Si nous sommes trop occupés à trouver un sens, nous ne laissons pas faire la nature, et nous sommes incapables de lire les signes de Dieu. »

Paulo Coelho

Maktub 20

Publié le 09/10/2009 à 12:30 par nesnous


Maktub (extrait n° 20)


Le jeune Bonaparte tremblait comme une feuille durant les féroces bombardements du siège de Toulon. Le voyant dans cet état, un soldat dit à ses compagnons :
« Regardez-le, il est mort de peur !
-En effet, répliqua Bonaparte. Mais je continue à combattre. Si vous éprouviez la moitié de l’effroi que je ressens, vous auriez pris la fuite depuis très longtemps. »
Le maître dit :
« La peur n’est pas signe de lâcheté. C’est elle qui nous permet d’agir avec bravoure et dignité dans certaines circonstances. Celui qui éprouve la peur et va cependant de l’avant, sans se laisser intimider, fait preuve de courage. Mais celui qui affronte des situations difficiles sans tenir compte du danger ne fait preuve que d’irresponsabilité. »

Paulo Coelho

Maktub 19

Publié le 09/10/2009 à 12:30 par nesnous


Maktub (extrait n° 19)


Nous parcourons le monde en quête de nos rêves et de nos idéaux. Très souvent, nous rendons inaccessible ce qui se trouve à portée de main. Lorsque nous découvrons notre erreur, nous comprenons que nous avons perdu notre temps en cherchant très loin ce qui était tout prés. Nous nous culpabilisons pour nos faux pas, notre quête inutile et le chagrin que nous avons causé.
Le maître dit :
« Bien que le trésor soit enterré dans notre maison, vous ne le découvrirez pas si vous ne le cherchez plus…
« Certaines choses dans la vie portent le sceau qui dit : Vous ne comprendrez ma valeur que lorsque vous m’aurez perdu… et retrouvé. Il ne sert à rien de vouloir rendre plus court ce chemin. »

Paulo Coelho

l'homme et son image

Publié le 09/10/2009 à 12:29 par nesnous
L’Homme et son image
POUR M.L.D.D.L.R.

Un Homme qui s’aimait sans avoir de rivaux
Passait dans son esprit pour le plus beau du monde :
Il accusait toujours les miroirs d’être faux,
Vivant plus que content dans son erreur profonde.
Afin de le guérir, le Sort officieux
Présentait partout à ses yeux
Les Conseillers muets dont se servent nos Dames :
Miroirs dans les logis, miroirs chez les Marchands,
Miroirs aux poches des Galants,
Miroirs aux ceintures des femmes.
Que fait notre Narcisse ? Il va se confiner
Aux lieux les plus cachés qu’il peut s’imaginer,
N’osant plus des miroirs éprouver l’aventure.
Mais un canal formé par une source pure
Se trouve en ces lieux écartés :
Il s’y voit, il se fâche ; et ses yeux irrités
Pensent apercevoir une Chimère vaine :
Il fait tout ce qu’il peut pour éviter cette eau.
Mais quoi, le canal est si beau
Qu’il ne le quitte qu’avec peine.
On voit bien où je veux venir :
Je parle à tous ; et cette erreur extrême
Est un mal que chacun se plaît d’entretenir.
Notre âme, c’est cet Homme amoureux de lui-même ;
Tant de Miroirs, ce sont les sottises d’autrui ;
Miroirs de nos défauts les Peintres légitimes ;
Et quant au Canal, c’est celui
Que chacun sait, le Livre des Maximes.

Jean de la Fontaine

la montagne qui accouche

Publié le 09/10/2009 à 12:29 par nesnous
La Montagne qui accouche


Une Montagne en mal d’enfant
Jetait une clameur si haute,
Que chacun, au bruit accourant
Crut qu’elle accoucherait, sans faute
D’une cité plus grosse que Paris
Elle accoucha d’une Souris.

Quand je songe à cette Fable
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable,
Je me figure un Auteur
Qui dit : « Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au Maître du tonnerre. »
C’est promettre beaucoup : mais qu’en sort-il souvent ?
Du vent.

Jean de la Fontaine